Le programme

Solidarité chômeurs, c'est aussi un programme, celui d'une France plus juste, plus démocratique, résolument moderne. C'est une France à visage humain que nous voulons construire avec tous, qui rassemble et qui se base sur les travaux d'immnents spécialistes pour proposer une vision alternative de notre monde.

Certes, il n'est pas facile d'aller contre les idées reçues, surtout quand elles sont portées à longueur de journées par une pensée unique qui, à défaut d'avoir donné des résultats, sait occuper le devant de la scène et rendre inaudible les discours qui sortent de la norme.

Mais il existe pourtant d'autres directions et il ne dépend que de vous, vous qui lisez ceci, de changer le logiciel, pour exploiter une formule à la mode.

Dans le roman (R)évolution, la plupart de ces pistes sont exposées et expliquées. Le livre présente le programme sous la forme d'une fiction légèrement futuriste qui nous projette quelques années après la révolution de 2019, au cours de laquelle la population excédée a porté au pouvoir les dirigeants d'un syndicat nommé Chômeurs Solidaires.

Les grandes idées de ce programme sont dévoilées ci-dessous. Ce sont les idées de l'auteur, mais elles sont présentées comme celles du mouvement chômeurs solidaires auquel vous pouvez adhérer, librement et gratuitement, juste en partageant ce programme. Voila pourquoi le "nous" est préféré au "je", une vision unipersonnelle serait terriblement triste.

Et si l'ensemble de ces idées vous plaisent, alors rejoignez le mouvement. Achetez ou téléchargez (R)évolution et parlez-en autour de vous, partagez en masse sur Twitter et Facebook, participez à la dynamique de la (R)évolution.


Les institutions sont le socle de la république. Elles datent de 1958. Elles ont été conçues par le général De Gaulle dans un contexte de guerre d'Algérie. A l'époque, les chocs pétroliers, le terrorisme, Internet, les téléphones portables, la mondialisation relevaient de la science fiction. Il n'y avait qu'une chaîne de télévision soumise à la censure de l'État, les régions et les départements ne disposaient d'aucun pouvoir. La France connaissait une période de faste économique qui allait durer encore une vingtaine d'années.

Dire que nos institutions sont vieilles et poussiéreuses est un euphémisme, d'autant qu'elles ont subi de nombreux ravalements, pas toujours très heureux. Pourtant, elles sont nos règles du jeu et c'est pour cela que nous proposons de les moderniser.

Les régions sont, en France, l'objet de références culturelles, historiques, linguistiques. Elles ont un patrimoine propre et les français y sont atachés. Mais contrairement à l'Allemagne ou à l'Italie, pays dont l'unité ne date que de la fin du XIXème siècle, la France n'a pas de passé administratif des régions. Notre pays a toujours été très centralisé et ce n'est que sous la révolution que furent créés les départements. La région est donc une surcouche administrative inutile et coûteuse. Les nouvelles grandes régions créées sous la présidence de M. Hollande n'ont pas permis d'économies. Il s'agit d'une volonté de copier le modèle des landers allemands mais ce n'est pas notre culture. Les régions sont trop vastes, les centres administratifs trop éloignés des populations. Nous proposons de les supprimer et de transférer l'essentiel des prérogatives aux départements.

La France est malade de sa démocratie et de sa représentation nationale. Au fil du temps, il a été mis en place des procédures absurdes pour limiter les candidatures et les financer. Ainsi, pour se présenter à l'élection présidentielle, il faut obtenir 500 signatures d'élus. En quoi est-ce démocratique ? Pourquoi serait-ce les élus qui décideraient de qui ferait un bon candidat et sur quelles bases ? Nous préconisons de faire valider les candidatures aux élections natonales (départements, législatives et présidentielles) par un nombre de parrainages de citoyens. Les signatures porteraient sur une feuille programme normalisée et devront mentionner le nom et le numéro de carte d'identité de la personne pour éviter les tricheries.

Par ailleurs, la loi sur le financement des partis est également à revoir. Elle défavorise les petits candidats. Nous proposons l'allocation d'une somme fixe et identique pour tous, versée au moment de la validation de la candidature. L'obligation de tenir des comptes de campagne sera maintenue, elle permettra de vérifier si des sommes ne sont pas détournées.

Enfin, nous préconisons un crutin proportionnel à un tour, le seul a véritablement être démocratique à nos yeux.

Nous sommes farouchement opposés à la politique professionnelle. Les politiques ne sont des professionnels de rien, ils nous le montrent chaque jour. C'est à l'administration qui détient la compétence sur les dossiers, les élus ne sont là que pour proposer des évolutions et les arbitrer. La politique professionnelle entraîne inévitablement des problèmes de consanguinité, corruption, affairisme, réseaux et clientélisme de toute sorte.

Pour lutter contre ce phénomène, nous proposons un mandat unique pour les fonctions de président de la république et de député. Une fois élu, il ne sera plus possible à un député de se représenter, sauf à une élections présidentielle.

Pour les mandats locaux, maire et conseiller général, il sera possible d'effectuer deux mandats, mais seulement s'ils sont consécutifs.

Nous proposons de limiter le nombre de candidatures à une même élection à trois. Ceux qui ne sont pas parvenus à convaincre au terme de trois campagnes laisseront la chance à d'autres.

Enfin, nous voulons instaurer une limite d'âge sur la même base que l'âge légale de départ en retraite. Nul ne pourra être candidat si au terme du mandat qu'il vise, il dépasse cet âge légal. Il n'y a pas de raison que la limite d'âge s'impose à la vie civile et pas aux élus.

Le Sénat fut créé par Napoléon pour contrer le pouvoir d'une assemblée nationale trop démocratique pour lui. Il est coûteux, obsolète et inutile puisqu'au final, c'est l'assemblée nationale qui décide.

De nombreux pays modernes et démocratiques fonctionnent sans problème avec une seule assemblée.

Le palais du Luxembourg pourra être réaffecté en tant que musée et recevoir ainsi les milliers d'oeuvres qui dorment dans les autres musées parisiens, faute de place. Il deviendra alors un centre de profit au lieu d'un centre de coût.

Nous proposons une fusion du conseil d'État et du conseil constitutionnel. Les prérogatives de ces deux strutures doivent être renouvellées pour servir d'organisme suprême de contrôle de l'État. La fusion diminuerait également les coûts de fonctionnement.

Par ailleurs, nous proposons une coupe sombre dans le nombre d'agences de l'État. Elles coûtent 50 milliards d'euros par an et ne brillent pas toutes, loin s'en faut, par leur utilité ou leur efficacité.

Toutes les pratiques sombres et les privilèges accordés aux élus seront revus.

Les fond secrets et autres petits arrangements des parlementaires seront supprimés. Les longs déplacements s'effectueront dans les transports réguliers. Les ministres ne disposeront plus de logements de fonction, à l'exception du premier ministre à Matignon. Ils pourront disposer d'un ou une secrétaire à mi-temps dédié.

La présence des élus sera obligatoire. Ils seront payés en fonction de leur présence. L'assemblée fonctionnera toute l'année sauf une semaine pour les fêtes de fin d'année et durant le mois d'août. Les travaux en commission parlementaire et les séances pleinières suivront un agenda précis, de sorte que la présence des parlementaires ne puissent être requise à deux endroits à la fois. Comme il n'y aura plus de cumul de mandats, les parlementaires seront présents à l'assemblée sauf cas de force majeure, comme tout salarié à son poste de travail. En cas de maladie, ils dépendront du service de santé des armées pour faire approuver leurs arrêts de travail, comme tout citoyen.

Nous proposons de redonner la parole au peuple dans le choix de sa destinée. Pour cela nous préconisons une grande réforme du référendum.

Le référendum annuel présentera au peuple les grandes lois qui seront présentées à l'assemblée dans l'année. Le peuple les approuvera ou les refusera. Si une loi est retenue, elle sera débattue à l'assemblée. Si une divergence de vue apparaît entre le gouvernement et l'assemblée, si la majorité au parlement ne permet pas de voter la loi, elle sera proposée également dans ce référendum et c'est les citoyens qui décideront. L'article 49.3 sera ainsi supprimé de l'arsenal législatif.

Des comités citoyens seront créés dans les départements. Ils permettront à des volontaires de réfléchir à des réformes nécessaires et de les proposer. Si les propositions sont retenues par comité citoyen, elle devront ensuite recueillir un certain nombre de signatures de citoyens au niveau national pour être proposées à l'assemblée, après validation de constitutionalité.

Enfin, tous les traités négociés au niveau européen ou international au nom de la France devront être validés par la voie de ce référendum annuel. De même, toute modification de la constitution sera validée par les urnes.

Nous devons absolument mettre un terme à la toute puissance du politique et à son impunité vis-à-vis des promesses faites au peuple français lors des campagnes électorales. Le pouvoir appartient au peuple.

En 1983, après deux années d'une politique sociale débridée, François Mitterrand se convertit brutalement au libéralisme économique. Impressionné par les résultats des émules de Milton Friedman qui ont permis aux USA de Reagan et à la Grande Bretagne de Thatcher un retour à une forte croissance, "Tonton" vire Pierre Mauroy, nomme Fabius et se lance dans une course effrénée à l'Europe. La France découvre l'austérité, mais on lui promet que l'ouverture des marchés va la faire entrer dans une nouvelle ère de prospérité, et qu'ensemble, nous serons plus forts contre les pays émergents et l'ogre américain.

Plus de 30 ans plus tard, la promesse est toujours la même, le discours est inchangé, mais le résultat est catastrophique. Le libéralisme a logiquement eu les effets que ses détracteurs lui reprochent et l'Europe tient une grande part dans cet échec.

Pourtant, l'idée originelle d'une meilleure coopération entre pays européens est une bonne idée. Une Europe unie sur les sujets sociaux, politiques économiques et sur les structures qu'il est possible de mutualiser, c'est juste du bon sens. À l'heure de la menace terroriste, la coopération policière entre états de l'union va dans le sens de l'histoire et personne ne niera l'intérêt du programme universitaire Erasmus. De même, on peut s'étonner que des services aussi peu "nationaux" que la Météorologie ne soient pas unifiés au sein de l'Europe, les coûts en seraient sérieusement réduits car la prévision du temps importe à chacun, mais c'est un non-sens que de maintenir à prix d'or des services de météorologie natioanaux dispendieux.

Mais pourquoi l'obsession de l'Europe s'est elle focalisée sur l'adoption puis la défense acharnée du libéralisme économique ?

L'europe, par l'intermédiaire de la commission de Bruxelles, composée je le rappelle de technocrates adoubés, n'est jamais aussi zélée que lorsqu'il s'agit de faire respecter les règles sacro-saintes de déficit budgétaire et de libre concurrence au sein de l'espace européen.

En quoi est-ce la priorité ? En quoi est-ce conforme à la promesse faite au peuple ? La prospérité, c'était donc cela ? Nous n'allions pas nous allier les uns avec les autres pour contrer plus efficacement les américains, les indiens ou les chinois, non ! La prospérité des français s'obtiendrait en prenant des parts de marchés au sein des autres pays européens.

Mais à qui les prenons-nous, sinon à nos voisins et amis ?

L'europe est devenue un far-west où la loi du plus fort économique, donc du plus productif, du plus rentable, prime sur toutes les autres. La sélection "naturelle" est devenue la règle, tu t'adaptes où tu crèves, et s'adapter, c'est revenir en arrière, sur les acquis-sociaux notamment. Pour que les fortunes se fassent à la City, à Wall Street ou à Paris, il faut vivre moins bien que ses parents et ses grands-parents.

Comme les démocraties sont soumises, au moins de temps en temps, au verdict des peuples, il fallait une superstructure qui impose ces règles aux nations et les fasse perdurer. L'Europe, c'est donc cela, il capo di tutti capi, le chef de tous les chefs.

Et ne vous attendez pas à ce qu'elle bosse pour vous, elle s'en moque. Elle est payée par les lobbyistes qui eux, ont une mission, maintenir coûte que coûte ce système tant qu'il est profitable.

Il est tant de travailler à changer de tout ceci, et il y a du boulot.

Nous ne réclamons pas une sortie de l'Europe comme les britaniques, mais une refonte du contrat qui nous régit. Nous voulons une Europe basée sur l'union au service des populations et nous souhaitons en exclure tout ce qui fait actuellement la lourdeur du système européen. Nous français, avons une frontière commune avec 6 pays de l'union, en comptant les îles britanniques dont l'avenir européen est incertain. L'Europe est donc pour nous une réalité incontournable. Notre ambition est qu'elle corresponde aux besoins de la société et pour cela, nous devons abolir les normes et règles européennes qui s'imposent à nous avant de repartir sur de meilleures bases. Cela implique donc une résiliation de nos accords et traités actuels et la nécessité d'en négocier d'autres.

Nous n'allons pas faire la guerre à nos voisins, parce que ce sont nos amis, parce que nous sommes de toute façon plus forts qu'eux ;-) et surtout parce que la guerre existe déjà, c'est une guerre commerciale impitoyable qui nous oppose. Le mouvement anti-européen grandit logiquement partout en Europe puisque tous les peuples ont été trahis de la même manière.

Nous allons donc dans un premier temps suspendre nos obligations vis-à-vis des traités, comme l'ont fait d'autres pays, comme l'Allemagne, par exemple, qui est contrevenue de façon unilatérale aux accords signés lorsqu'elle a fermé ses frontières devant l'afflux de d'immigrants. Pour des raisons de salut national, nous allons pratiquer un droit de retrait temporaire, le temps que soient négociés des prérequis sans lesquels ces traités n'auraient jamais dû être signés : une totale harmonisation fiscale et une totale harmonisation sociale. Tant que les entreprises et les particuliers ne paieront pas les mêmes impôts, tant que les habitants ne seront pas protégés de la même manière et payés des montants similaires, il ne sera pas possible de disposer marché ouvert.

L'Europe doit être une opportunité pour affronter le monde extérieur, pas une opportunité de chaque membre pour s'enrichir au détriment des autres.

La Banque Centrale Européenne doit être remaniée. Elle ne doit plus être indépendante des États et imposer sa politique économique à tous sans prendre en compte les aspirations de chacun. Elle dispose actuellement du pouvoir énorme de créer la monnaie et de fixer les taux d'intérêts, cela ne peut plus se faire sans intervention des pays membres. Les décisions doivent être unanimes, et non autocratiques comme c'est le cas actuellement.

Nous demandons également qu'une partie de ses prérogatives reviennent aux banques nationales, qui disposeront alors d'une possibilité de fixer les taux ou de battre monnaie dans la limite d'un plafond négocié par les États membres.

La BCE devra accepter la tutelle des États sur ses propres banques nationales, ce qui implique qu'elles seront habilitées à disposer librement des fonds acquis par ces mêmes banques nationales.

Enfin, la BCE ne pourra plus s'opposer aux prêts d'État par les banques nationales. Cette possibilité supprimée en 1972 permettait d'emprunter sans charge d'interêt. Il n'y a rien, à part de sombres avantages accordés aux financiers privés, qui justifie le fait que les États, et donc lors populations, soient soumis aux fluctuations et aux charges financières qu'imposent les marchés.

Nous sommes favorables au maintien de la monnaie unique, à condition que celle-ci ne s'oppose pas aux exigences précédemment citées.

Une monnaie unique est un gros avantage, principalement pour les financiers et les grandes entreprises. Pour les peuples, cela ne doit pas devenir une souffrance.

Les accords de Schengen ne sont qu'une illusion. La crise migratoire connue en 2015 et 2016 suite à la guerre en Syrie a démontré que le fait de sous-traiter sa police des frontières à des pays tiers n'avait pas de sens dans l'Europe d'aujourd'hui, qui n'a rien de solidaire.

De plus, ces accords seront un frein notable à certains aspects du programme économique et social que nous proposons. Nous souhaitons donc retirer la France des États membres de l'espace Schengen.

Depuis les années 1980, la france s'est convertie au libéralisme, bercée par les sirènes influentes d'économistes endoctrinés plus statisticiens qu'humanistes, et qui ont oublié que derrière les mécanismes fondamentaux de la macro-économie, il y a des comportements humains.

Ainsi, aucune réflexion de fond, aucune vision à long terme, aucune politique fondamentale n'a été lancée par les États soumis à cette religion qui s'est répandue dans le monde à une vitesse astrale. Soyez en sûrs, le dieu qui a le plus d'adeptes en ce monde, c'est l'argent : le culte que certains lui vouent est sans limite.

Ainsi, le libéralisme s'est peu à peu imposé comme LA vision de monde moderne. La réussite vertigineuse de certains et les signes extérieurs de richesse qui s'en suivent ont donné des désirs à nos générations, désirs mis en lumière par les médias et totalement déconnectés de la réalité;

Mais peu importe ! Être libéral, en théorie, c'est dire que la main invisible du marché équilibre tout, et qu'il faut s'en mêler le moins possible : le marché est roi.

Dans la pratique, ce n'est pas le cas. 1% de millionnaires détient 47% de la richesse mondiale, la main invisible du marché n'a pas le bras long et son sens de l'équilibre est plus que douteux. Mais en plus de 30 ans, la doctrine libérale a s'imposer dans les esprits, dans les discours, a point de faire oublier les alternatives. Le progrès sera libéral, ou ne sera pas, circulez, y'a rien à voir !

Sauf que le libéralisme est, logiquement diront certains, à bout de souffle. La "mondialisation", mentionnée partout comme un mal nécessaire, diffuse ses crises plus vite que ses bienfaits, si tant est qu'à l'échelle du globe, elle puisse en avoir.

Toutes les économies, même les plus florissantes sont en surchauffe, je pense aujourd'hui aux rois du pétrole qui eux aussi commencent à souffrir. Mais alors que la france est enlisée dans un chômage de masse irréductible, on commence à nous vendre l'idée que le travail est en voie de disparition.

Car le discours libéral est ainsi, il évolue.

Premier acte, on vous dit qu'il faut laisser le marché le plus libre possible, que l'l'État gère mal et qu'il doit avoir la plus petite influience possible sur les affaires.

Puis, on vous explique que le problème, c'est vous. Vous êtes trop chers, trop souvent en vacances et puis vous faites grève. En Chine, ils travaillent pour un bol de riz, ils ne dorment pas et ne font jamais grève. Donc, il faut adapter nos lois et vos mentalités pour devenir les chinois d'ici. On entend même des abrutis dire "il vaut mieux gagner 700 € par mois et travailler que d'être assisté et vivre aux crochets de la société". sauf qu'évidement, ceux qui disent ça n'ont pas de mal à boucler les fins de mois avec un SMIC, et qu'au train où vont les choses (loi El khomri), la paupérisation de la population va battre des records.

Enfin, et c'est la phase ultime, on vous explique que finalement, les robots sont encore meilleurs que vous, qu'ils travaillent mieux et pour moins cher, 24/24 et 7/7, sans grève ni protestation.

Eh, guignol, si on fait tout fabriquer par des machines, qui va les acheter, tes produits ? L'économie est un fleuve, pas une pompe. Elle doit arroser, irriguer, s'étaler, ce n'est pas une course au plus haut débit

Le temps est venu de se souvenir qu'en 1929 comme en 1945, ce sont les interventions massives de l'État qui ont relevé des pays détruits par le libéralisme sauvage. Comment ? En créant de l'activité avec les moyens macro-économiques à leur disposition et qui existent depuis les premières civilisations.

Redonner un sens au mot service public, tel est le programme économique défendu ici. Pas en embauchant des millions de fonctionnaires, mais par des mesures visant à dynamiser l'activité d'une part, réduire les abus des grandes entreprises, contrôler la finance et lutter contre la concurrence déloyale au sein même de notre pays.

Depuis plusieurs années, la BCE fait acheter à la Banque de France des dettes souveraines, avec le l'argent fraîchement créé (planche à billet). Cela signifie que la Banque de France à racheté aux différents intervenants financiers privés la dette de notre pays, pas en totalité mais au moins pour le tiers. Comme il s'agit d'argent nouveau, on ne peut pas dire que ces dettes détenues par la banque de france lèsent qui que ce soit si elles ne sont pas payées. Nous souhaitons donc que la banque de france suspende, pour au moins dix ans, tout règlement de cette dette, capital et intérêt. Cela ne lésera pas la Banque de France puisqu'elle a acquis cette dette avec de l'argent frais, cela n'aura pas d'impact sur les marchés puisque cela ne changera en rien la capacité de l'État français à rembourser ses autres dettes. Au contraire, si vous devez 2000 €, votre créancier sera plus inquiet que si vous n'en devez que 1200.

Comme vu précédemment, à la suite des USA et du Japon, la BCE s'est lancée il y a quelques années dans la politique du Quantitative Easing qui consiste à créer en masse de la monnaie et de la donner aux institutionnels financiers privés afin qu'ils relancent l'économie. Objectif : en créant de la monnaie, parvenir à une remontée de l'inflation pour qu'elle dynamise l'activité économique et la reprise.

La méthode pourrait être bonne si les banques et autres financiers étaient respectueux des règles. Mais ce n'est pas le cas; avec cet argent qui leur est donné sur un plateau, ils ne relancent pas l'activité, ils préfèrent opter pour des placements à risque bien plus juteux, au risque de créer de nouveau des bulles spéculatatives et une nouvelle crise financière.

La relance consiste à donner de l'argent à ceux qui sont le plus susceptibles de consommer ou d'investir. C'est ainsi que nous souhaitons travailler. Créer de la monnaie, oui, mais ensuite, nous devons la redistribuer à ceux qui vont faire la croissance, pas à ceux qui sont à la fois riches et avides.

Le libéralisme a permis aux banques de se livrer à des abus inadmissibles. Au nom de la liberté et souvent d'une certaine collusion, elles tirent leurs richesses aujourd'hui pour partie non négligeable de la misère du pays.

Nous allons donc fixer des règles strictes qui empêcheront les banques de faire des profits sur le dos des personnes en difficulté financières. Nous allons également exiger une séparation stricte des banques de dépot et des banques d'affaires, avec rupture des liens tutellaires et capitilistiques. Lorsqu'une banque se plante parce qu'elle a fait de mauvais placements, il ne faut plus qu'elle puisse prendre en otage les comptes de dépôts des habitants de ce pays pour imposer le remboursement par l'État.

Comment fonctionnent les fonds de pension américains, ceux-là mêmes qui exercent une pression néfaste sur le capital de nos entreprises ? Ils perçoivent les cotisations de leurs adhérents (les futurs retraités) et les placent dans le capital de sociétés rentables ou de jeunes pousses en devenir.

C'est ce qui nous intéresse dans la démarche. Parmi les grandes sociétés de service dans le numérique, il n'y a pratiquement pas de compagnie française. Pourquoi ? Sommes nous plus bêtes, moins compétents ? Nous n'avons pas les mentors pour cela ? Bien sûr que si ! Ce qui manque, c'est le financement à risque.

La société d'économie solidaire est forme de société dans laquelle l'État est partie prenante. Via un réseau établi d'entrepreneurs, il sélectionne les projets viables, puis les finance dans une proportion suffisante pour que la société nouvelle dispose, durant les deux premières années de sa vie, d'un fond de roulement permettant des investissements et de salariés. L'État assure ainsi le salaire exempté de charges de 5 personnes pour que les entreprises cessent de mourir trop jeunes par manque de ressources. En échange, l'État détient une part de capital, qu'il pourra ensuite négocier à la sortie contre plus value, une plus-value qui servira à renouveler le fond d'investissement.

Par ailleurs, les statuts de l'entreprise imposeront des règles strictes en matière de rémunération des dirigeants et de partage des bénéfices avec les employés.

Ce statut protecteur permettra l'émergence de startups qui sont aujourd'hui freinées par l'extrême difficulté à trouver des fonds d'amorçage. Dans une startup française, l'élément le plus important n'est pas le créateur, l'auteur de l'idée de génie ou celui qui la réalise, mais le financier qui sait comment trouver de l'argent.

Le dispositif a vocation à permettre, dès la première année et pour un coût assez faible, de créer 50 000 emplois. Il ne sera pas réservé aux Startups de nouvelles technologies mais à toutes les nouvelles entreprises qui acceptent les règles imposées.

Contrairement aux dispositifs comme le CICE, très coûteux mais sans contrôle et sans effet, chaque euro dépensé dans ce projet sera effectivement utilisé à dynamiser le tissus économique et à employer des salariés. De plus, comme il se régénère au bout de quelques années avec une plus-value, il s'agira d'un investissement neutre à terme pour le budget de l'État.

Investir dans des sociétés porteuse d'avenir, en créant des emplois et en imposant une vision moderne et équitable des relations sociales dans l'entreprise, voila comment nous voyons le rôle de l'État au XXIème siècle.

Dans le monde médical, tout le monde connaît l'AMM. Pour qu'un médicament soit commercialisé, il faut qu'il ait reçu une Autorisation de Mise sur le Marché.

Dans le monde financier, tout le monde connaît les agences de notation. Elles évaluent les sociétés, les produits financiers et même les États. Nous souhaitons étendre ces deux concepts aux produits et aux entreprises.

La notation d'une entreprise tiendra compte de sa politique sociale, économique et écologique. Elle déterminera aussi la capacité de cette entreprise à bénéficier d'un statut fiscal plus avantageux ou de financements publics. Les entreprises qui pratiquent le dumping social, licencient en France pour créer des usines à l'étranger, qui pratiquent l'optimisation fiscale, qui favorisent les actionnaires au détriment des employés, qui polluent ou qui sont condamnées pour des pratiques commerciales immorales obtiendront des notes très basses, et seront ainsi plus taxées et moins aidées que les autres. A l'inverse, celles qui seront exemplaires en matière sociale, économique et écologique bénéficieront du soutien public et d'une meilleure fiscalité. Puisqu'il est à la mode de favoriser le mérite, il est temps que tout le monde soit logé à la même enseigne. Les employés méritants méritent des employeurs méritants.

L'AMM permettra d'attribuer à chaque produit un logo coloré qui donnera en un clin d'œil un aperçu des vertus du produit. Les lieux de production les méthodes de production, le respect social de ceux qui l'ont fabriqué, l'empreinte écologique du produit, tout sera visible dans ce symbole.

Les produits qui souffriront d'une mauvaise notation se verront infligés un niveau de taxation supplémentaire. Ainsi, le fromage Bio fabriqué de façon artisanal, avec des méthodes respectueuses de l'environnement et du traitement des animaux verra son prix rééquilibré par rapport au produit issu de l'agro-alimentaire intensive.

Les produits qui, par des artifices économiques, sociaux ou industriels, imposent une concurrence déloyale aux autres produits du marché seront donc pénalisés, voire interdits à la vente si les manquements dépassent certains seuils acceptables.

Nous n'ignorons pas qu'une réforme de la constitution sera nécessaire pour que de telles mesures soient mises en pratique. Nous savons qu'elles ne seront pas acceptées par la commission de Bruxelles parce qu'elles seront vues comme des mesures protectionnistes, qu'elles seront difficiles à mettre en œuvre. Mais les chantiers institutionnels et européens que nous prévoyons les rendront possibles, dans l'intérêt de l'économie française et des consommateurs français.

Ceux qui voient dans notre programme une forme de repli sur soi n'ont rien compris. Nous voulons armer le pays face au monde, pas le rendre vulnérable, ce qui est exactement le résultat de la politique européenne actuelle. Pour cela, il faut non seulement protéger notre savoir faire, nos agriculteurs, nos industries, non seulement aider les jeunes entreprises à se lancer et à se développer, mais il faut aussi aider le tissus économique de notre pays à se développer sur les marchés extérieurs.

Pour cela, une réforme sérieuse de l'accompagnement à l'étranger s'impose. Plutôt que d'agir en tant que VRP pour commercialiser des armes au bénéfice d'une poignée d'industriels richissimes, le Quai d'Orsay devra désormais organiser la création d'entités indépendantes chargés de commercialiser les produits des PME françaises dans le monde.

Ces entités seront crées pour servir l'avant vente, l'étude des marchés et des normes, l'adaptation des produits à ces normes et aux usages de pays concernés, les débouchés en terme de distribution. Les antennes étrangères collaboreront avec les sièges départementaux de ces structures, lesquelles seront les seuls interlocuteurs des entreprises locales. L'objectif est ainsi d'offrir des débouchés à l'export aux entreprises françaises qui ne bénéficient pas des moyens nécessaires en interne pour réaliser les travaux adéquats.

Par ailleurs, l'État utilisera les moyens techniques de la chaîne de télévision France24 pour créer un canal international, à diffusion claire, où les programmes seront dédiés à la découverte de la France, de son artisanat, de ses sites touristiques et la commercialisation de ses produits.

La suspension de l'application des traités permettra momentanément d'affranchir le monde paysan français de la tutelle européenne.

Il faudra alors profiter de cette opportunité pour lancer un véritable plan Marshall au bénéfice du monde agricole.

Les deux axes prioritaires seront le développement d'une politique de circuits courts afin d'offrir des débouchés aux producteurs agricoles, et le développement intensif de l'agriculture Biologique.

Par ailleurs, l'AMM permettra de réduire considérablement le différentiel de prix entre les produits locaux et les produits importés à bas coût.

La France devra profiter de son (R)évolution pour devenir une référence en matière agriculture raisonnée et d'agroécologie. Il en va de notre avenir, de notre santé et de la survie de notre monde rural.

La France doit devenir un acteur majeur en matière de transition énergétique.

Sa superficie et sa richesse géographique permet d'imaginer beaucoup de choses en la matière, à condition de le vouloir réellement. Des pays comme le Chili sont parvenus à disposer d'une énergie solaire répondant à l'ensemble des besoins de sa population. En y ajoutant les fermes éoliennes et hydroliennes que permettent nos imposantes façades maritimes, nous pouvons parvenir en quelques années à nous affranchir du nucléaire.

La transition énergétique est un enjeu capital de ce siècle. La France dispose d'atouts hors du commun en la matière. Elle doit donc investir dans la recherche et favoriser le passage à des énergies propres pour les particuliers comme pour les entreprises.

Tout comme les institutions qui sont devenues obsolètes, la société française a besoin d'être repensée afin d'aborder sereinement les décennies à venir.

La mondialisation et la robotisation ont eu des effets sur notre façon de vivre, effets qui n'ont été ni anticipés, ni même correctement gérés.

Pour réparer les dégâts causés par tant d'années de politique théâtre où l'obsession de l'image et des sondages s'est substituée à la nécessaire vision politique, il faut imaginer une nouvelle logique permettant aux plus modestes de progresser dans la vie, tout en limitant les profits des plus fortunés.

Cela nécessitera des réformes profondes dans des domaines aussi variés que l'immobilier, la gestion des entreprises, le revenu universel ou la fiscalité.

Certains disent que cela ne serait pas constitutionnel. Pourtant, la création de la notation d'entreprise permettra de moduler la fiscalité en fonction des mérites des entreprises. Par ailleurs comme c'est le cas pour l'impôt sur le revenu, nous sommes favorables à un impôt par tranches. Les petites entreprises qui dégagent un petit bénéfice ne seront ainsi pas soumises à ma même pression fiscale que les grosses qui réalisent des milliards de bénéfice. Alors les chantres de libéralisme rétorqueront que cela fera fuir les grandes sociétés. Vous croyez ? Si un assureur comme AXA quittait la France, que se passerait-il ? Il perdrait le droit de contracter en France, d'autres prendraient sa place sur le marché et les emplois perdus seraient créés par d'autres.

La TVA serait elle aussi modulée en fonction de la note accordée aux produits et services par l'AMM. Ainsi, les produits vertueux en termes sociaux-économiques et respectueux de l'environnement, au sens large, seraient moins taxés que ceux qui ont fait le choix d'un productivisme à terme néfaste pour tous.

Une réforme de l'ISF doit également être appliquée. L'idée n'est pas de supprimer cet impôt, mais de le rendre plus intelligent. Si vous avez une résidence principale que vous avez construite de vos mains il y a 40 ans à Saint Tropez, vous n'êtes pas riche, même si votre maison a pris de la valeur. De même si les vignes que vous exploitez depuis plusieurs génération ont pris de la valeur : c'est votre outil de travail. L'impôt sur la fortune doit faire l'objet d'une double réforme visant à rendre plus humaine la définition de la richesse patrimoniale et à la suppression de toutes les formes de niches fiscales.

Enfin, en se libérant des traités européens, la France pourra appliquer une politique impitoyable de chasse à l'optimisation fiscale et à l'évasion fiscale. Plus un sou créé en France ne devra échapper à l'impôt en France et ce même si le siège social ou l'entité de facturation se situe ailleurs dans le monde, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'Europe.

Enfin, nous allons imposer une taxation sérieuse et totale des transactions boursières. Les pitoyables mécanismes créés par Bercy ne donnent que des résultats modestes puisqu'ils sont justement fabriqués pour épargner les banques françaises et les spéculateurs. Nous n'auront pas ces états d'âme. Les transactions boursières constituent une source de revenus considérable pour peu que l'on taxe efficacement les spéculateurs, à commencer par les traders haute-fréquence. revenir à une vision plus saine et plus réaliste de la bourse est une nécessité. La virtualisation est source de déséquilibres, de bulles spéculatives et de fortunes aussi rapides qu'indécentes. Il faut que l'État régule cela aussi.

Le prix du logement constitue, en proportion du budget moyen des français, le triple de ce qu'il était dans les années soixante.

Il convient donc de réagir. La première mesure sera d'indexer l'augmentation des loyers sur l'inflation, et non sur l'indice des prix à la construction.

Le logement social lui aussi doit être repensé, avec une logique de compte propriété qui fait qu'après un certain nombre d'années de présence dans un logement social, son locataire en deviendra automatiquement propriétaire. C'est une mesure qui aura un double impact : le premier sera de donner du pouvoir d'achat aux familles les plus modestes, le second d'inciter les locataires de ces biens à en prendre soin.

Nous prévoyons également, sur la même base, de lancer un plan de financement des résidences principales pour les personnes à revenu modeste. Grâce à la réforme du revenu universel, il sera possible de déterminer une base solide de revenus pour un couple, par exemple. L'accès à la construction ou à la propriété sera alors facilité par des prêts à taux zéro et des taux bancaires encadrés. Par ailleurs, l'État effectuera un état des lieux des zones constructibles et interviendra afin d'éviter que ce mouvement en faveur de l'immobilier ne fasse le bonheur de spéculateurs peu scrupuleux.

La financiarisation de l'économie est un phénomène qui s'est amplifié ces dernières décennies. Les fonds d'investissement se sont internationalisés, et ont investi massivement dans les entreprises les plus rentables. Puis, profitant de leur position devenue influente, ils sont imposé une politique de chasse aux dépenses draconienne afin d'optimiser la productivité et les bénéfices.

C'est une conséquence du mouvement libéral, et il est impossible d'en faire reproche aux fonds d'investissements : ils représentent les intérêts de leurs clients, des investisseurs publics ou privés, de futurs retraités américains, et même chez nous, ceux qui placent leur argent dans des assurances vies. Le problème ne vient pas du fait que les financiers fassent leur travail avec zèle, il vient de l'absence de régulation par l'État, supposé lui, protéger les autres versants de la société, l'emploi et l'activité économique.

Ainsi, Pour dégager un maximum de bénéfices et les redistribuer aux investisseurs, les entreprises vont se mettre à licencier sur les marchés du travail les plus chers, comme la France, et s'installer sur les marchés où la main d'œuvre est bon marché. Elles vont également soumettre leurs fournisseurs et leurs sous-traitants à des pressions concurrentielles parfois déloyales avec les pays où les prestations peuvent être réalisées à moindre frais, et ainsi contribuer à l'affaiblissement de l'activité économique dans notre pays.

Pourtant, la solution existe, elle est même déjà en place depuis des lustres, il suffit de l'adapter.

Toutes les entreprises qui font des bénéfices ont obligation de constituer une réserve légale de 5% du bénéfice jusqu'à la limite de 10% du capital. Nous allons simplement briser les plafonds de verre. d'une part, la limite de 10% n'existera plus. Ensuite, le taux de prélèvement sur le bénéfice affecté à la réserve sera modulé; il restera de 5% en dessous d'un million, et atteindra jusqu'à 60% au delà du milliard.

Ce mécanisme permettra aux entreprises prospères de constituer des fonds propres qui seront mis à l'abri de l'appétit des actionnaires. Du coup, il deviendra moins impératif de dégager des bénéfices maximums puisque dans le même temps, l'entreprise disposera de fonds propres de plus en plus confortables.

Cela permettra également aux entreprises d'investir plus facilement en utilisant ces ressources.

Certains diront que cela fera fuir les investisseurs. C'est un raisonnement biaisé et dogmatique. L'augmentation des fonds propres renforce la solidité d'une entreprise et sa richesse. Cela attire donc les véritables investisseurs. En revanche, ceux qui vont fuir, ce sont les spéculateurs.

Le premier acquis social est la devise de la république : liberté, égalité, fraternité. La liberté n'a de limite que celle des autres, c'est à l'État de veiller sur cette limite. L'égalité, en revanche, a été sacrifiée à la marche du temps.

La refonte de la société française passe donc par une unification des caisses d'assurance maladie et des caisses de retraite. Fini les retraites à tiroir, à géométrie variable où personne en comprend plus rien, fini les RSI et les traitements différenciés. il n'y a pas de citoyens meilleurs que d'autres, nous sommes tous des enfants de la république, formés sur les mêmes écoles.

Le principe d'ajustement assurera que personne ne soit lésé sur le montant des pensions ou des prestations. Mais une fois l'uniformisation réalisée, tous les français cotiseront de la même manière et bénéficieront des mêmes droits que les autres. Les régimes spéciaux seront alignés sur le régime de base, et les travailleurs indépendants cotiseront sur les mêmes bases et pour des prestations équivalentes.

Outre la simplification dans le traitement des dossiers, l'État se dotera alors des outils nécessaires pour assurer la réforme sociale la plus importante : le revenu universel vital.

Dans le livre (R)évolution, son mécanisme est décrit dans le détail. Établi sur la base de 1200 € par mois, il s'adresse à 49 millions de français sans distinction d'emploi, public ou privé, ou de statut.

Il est financé par les charges versées par les entreprises ou l'administration et les dotations actuelles des allocations. Il ne se substitue pas aux allocations existantes. Seules les allocations d'un montant inférieur sont supprimées puisque le RUV est plus favorable. Les autres allocations continueront à être versées de façon complémentaire, toujours sur le principe de justice sociale qui veut que l'on ne soit pas lésé par un nouveau dispositif.

Il s'accompagnera d'une augmentation du SMIC qui maintiendra l'intérêt à travailler pour les plus petits revenus

En annexe du livre, le plan de financement est dévoilé. Il permet de constater que le déficit structurel de ce plan n'est que de 10,7 milliards d'Euros par an.

Par ailleurs, l'impact forcément positif d'une telle réforme sur l'emploi et sur l'activité économique n'est pas évalué. Il devrait toutefois, en toute logique, couvrir ce déficit.

Nous devons lutter contre les idées reçues qui ont gangrené notre pays après 30 ans de libéralisme.

En premier lieu, la stigmatisation des chômeurs doit être combattue avec force. Quand on met face à face 6 millions de chômeurs et 90 000 offres d'emploi dans le pays, on doit se poser les bonnes questions. Ce n'est pas le déficit de formation qui est responsable du chômage. ceux qui font croire cela espère simplement caser les chômeurs dans des parcours de formation, de bilan de compétence, de restructuration qui coûtent cher à la collectivité et qui ont comme principal bénéfice de sorti les personnes concernées des chiffres du chômage.

Il faut appeler un chat un chat. Quand un boucher recrute un employé, s'il n'est pas formé, il doit le prendre en apprentissage.

Mais quoiqu'il arrive, il diffusera son offre d'emploi. On peut donc dire avec certitude que même si la formation était responsable d'un déficit de main d'œuvre pour les 90 000 offres d'emploi de ce pays, le problème reste entier pour 5 900 000 chômeurs.

Ceux qui continuent donc à dire qu'il faut se bouger, que quand on veut du travail, il suffit d'aller le chercher, doivent surtout apprendre à compter afin de réviser leur jugement.

Qu'on se le dise une fois pour toute : le problème de l'emploi, c'est l'activité, et c'est à cela que nous nous attaquons.

La question se pose de manière identique pour la vision qu'a une frange de la société sur les bénéficiaires des aides sociales. Soyons honnête : on ne vit pas comme un nabab avec le RSA. Ce n'est donc pas un choix de vie intrinsèque, c'est une conséquence.

La France a inventé la laïcité pour se protéger des interventions de la religion sur la vie de la cité.

Nous devons veiller à ce que ce principe demeure afin que la troisième devise de la république soit respectée : fraternité.

La religion doit rester dans le lieu de culte et dans la sphère privée. En dehors, c'est la république, tout le monde est égal. Cela implique que la république n'a pas à s'adapter aux exigences d'un dogme ou d'un autre. C'est la seule possibilité pour éviter que soient traités différemment tous les individus se réclamant d'une religion ou d'une autre.

Certes les religions ont des exigences, mais en dehors des espaces privés ou consacrés, ces exigences n'existent pas aux yeux de la république. Il n'y a pas de pouvoir alternatif, la république est areligieuse, ce qui signifie qu'elle est athée.

Elle a le devoir de protéger tous ses enfants, y compris des discriminations religieuses, mais ne doit s'adapter aux exigences d'aucun d'entre eux.

Si on avait pu croire, dans les années 80, que le combat était gagné, d'évidence, ce n'est pas le cas : l'inégalité hommes/femmes est loin d'être acquis.

L'État doit faire face à cela, de différentes manières. Premièrement en créant une brigade dédiée à la chasse aux discriminations afin que soient judiciarisées toutes les infractions prouvées, et notamment les différences de salaires à poste égal.

Les incivilités sont les femmes sont victimes au quotidien devront également être plus sévèrement punies. En france, sexy ne signifie pas salope, les jolies femmes ne sont pas 'bonnes' et les remarques sexistes ou insultantes doivent être bannies de notre culture.

Enfin, la réforme de la justice devra bénéficier à ce combat, et notamment en appliquant des peines planchers dissuasives aux auteurs d'agressions sexuelles. La justice doit admettre et comprendre que le viol constitue un préjudice moral qui impacte une vie entière, à des degrés différents. Ses conséquences ne se limitent pas à l'acte, elles se poursuivent durant toute l'existence. La sanction judiciaire doit intégrer ce paramètre en considérant que l'agression sexuelle est le meurtre d'une partie de l'âme humaine.

Les discriminations raciales et antisémites devront également être combattues avec plus de vigueur. La république ne compte que des être égaux en droit, libres et frères. Cela s'applique à toutes les discriminations, y compris de la part des communautaristes, au racisme anti blanc.

La justice manque de moyens. Il faut la désengorger.

Cela passe par des réformes structurelles simplifiant les procédures notamment patrimoniales.

Cela passe également par une clarification des procédures en évitant d'entasser en prison des personnes qui n'ont pas grand chose à y faire. A ce titre, il manque une structure permettant aux prisonniers de gagner des remises de peine en travaillant pour la société. Les remises de peines doivent être attribuées au mérite.

Les peines planchers sont des auxiliaires de justice efficaces. Le juge a un devoir vis-à-vis de la loi, il l'applique, il ne s'y substitue pas. certes ce n'est pas la tradition judiciaire française mais l'évolution concerne tout le monde.

La dépénalisation du cannabis est un sujet qui doit être abordé. Ses impacts en termes de santé publique ou de sécurité doivent être étudiés, mais il faut enclencher un mouvement en ce sens comme l'on déjà fait d'autres pays, avec des succès divers dont il faudra s'inspirer.

La France fait partie des grandes nations, de par son histoire, de par sa position majeure en Europe, de par le fait qu'elle soit une puissance nucléaire également. Mais depuis quelques années, sa politique étrangère a perdu le sens qui fut le sien durant toute la fin du XXème siècle. De pacificateurs, nous sommes devenus guerriers. Nous sommes engagés militairement dans des pays où nous n'avons rien à faire, en tout cas, sans mandat de l'ONU.

Nous avons pourtant fustigé les américains qui, en déclenchant la seconde guerre du golfe, ont mis le feu au moyen orient, mais nous avons agis de façon tout aussi irresponsable en Lybie, en Syrie, au Mali. Nos troupes n'ont rien à faire en Afghanistan, en Afrique, en Syrie. Nous ne reconnaissons pas le devoir d'ingérence, parce que c'est un comportement colonialiste et culturellement déplacé. Nous n'avons rien à faire au milieu des belligérants de guerres civiles.

Nous ne croyons pas que l'on combat le terrorisme en apportant mort et désolation dans les pays d'origine du terrorisme. Nous devons combattre ses racines chez nous, avoir un renseignement efficace, des procédures policières perfectionnées, une collaboration internationale optimisée. Mais aucune guerre n'a éteint un fanatisme, quel qu'il soit. Notre politique étrangère doit se concentrer sur les enjeux vitaux pour notre société : lutter contre l'espionnage industriel et personnel de masse, protéger les lanceurs d'alerte, donner à nos entreprises les moyens d'exister à l'étranger. Enfin, nous devons cesser nos amitiés douteuses avec les pays qui ne partagent pas nos valeurs morales. Nous ne voulons plus prostituer la conscience française à des souteneurs vendeurs d'armes.

La france doit redevenir exemplaire. La France doit redevenir responsable. Voila pourquoi nous devons sortir du grand cirque dans lequel nous nous sommes engagés au point de nous y enliser. Nous devons nous désengager des théâtres d'opération où nous sommes présents depuis trop longtemps. En Afghanistan, où c'est aux afghans de prendre leur destin en main, en Syrie, où il y a tellement d'intervenants qu'ils finissent par se trouver face à face, au Mali où nous sommes présents sans aucune justification légale. Il existe une organisation des États africains, c'est à elle d'intervenir. Le faire à sa place relève du colonialisme. Il est temps pour nous de comprendre que l'Afrique ne nous appartient pas. Certes, certains compagnies "françaises" y possèdent des intérêts majeures, mais ce sont les mêmes qui pratiquent l'optimisation fiscale de façon massive et qui menacent de revoir leurs investissements en France lorsque des mouvements sociaux légitimes contrarient leurs affaires. C'est le contribuable français qui paye les campagnes militaires exorbitantes, on ne peut pas exiger de lui de défendre ceux qui lui montrent autant d'ingratitude. L'armée française n'a pas vocation à défendre des intérêts privés à l'étranger, que les sociétés se débrouillent par leurs propres moyens.

Nous avons, ces dernières années, multiplié les transactions et les mondanités avec des pays qui ne partagent pas notre vision du monde.

Il est inconcevable de défendre l'égalité homme-femme sur notre territoire tout en étant les meilleurs amis de pays qui les bafouent sans cesse. On ne peut pas être la patrie des droits de l'homme en recevant avec faste les chefs d'États non démocratiques qui pratiquent encore les châtiments corporels et les exécutions publiques. Sous prétexte d'en faire des partenaires commerciaux, nous acceptons de fermer les yeux sur des procédés d'un autre temps comme les condamnations à mort pour des faits blasphématoires. De la part du pays de la laïcité, cela n'a rien de glorieux, même si l'argent n'a pas d'odeur.

De même, nous souhaitons clarifier notre position au sujet d'israël et de la Palestine. La France est l'amie de tous les juifs et l'ennemi de tous les anti-sémites. Mais elle ne cautionne pas la politique d'Israël et doit faire beaucoup plus pour que les droits territoriaux des palestiniens soient reconnus. Les petites amitiés et les arrangements de réseau doivent cesser, la France ne peut pas avoir une conscience politique à géométrie variable.

Il est temps d'avoir une politique étrangère fidèle à nos valeurs, de mettre nos actes en conformité avec notre discours. La logique qui a fait de nos gouvernants des laquais des grandes industries a vécu. Désormais, notre richesse sera le tissus d'entreprises plus modestes mais dont les intérêts seront moins dispendieux, qui se montreront à la fois plus respectueuses de leur pays de résidence et moins exigeantes en matière de commerce géopolitique.

S'il est un chantier européen qu'il faudrait considérer, c'est celui de la diplomatie et de l'armée européenne. Il paraît évident que les intérêts géopolitiques des pays de l'union sont sensiblement les mêmes. Aussi, il serait normal que ce grand continent de plus de 500 millions d'habitants parle d'une seule voix. Si l'Europe n'est pas capable d'avoir une vision identique sur le monde, si elle n'est pas capable de former une force d'intervention européenne si la situation l'exige, comment pouvons nous croire qu'elle représente une entité cohérente qui justifie les efforts sociaux-économiques qu'elle nous impose ?

Nous demandons donc que soit créée une mission diplomatique européenne qui agira sous la direction des pays des affaires étrangères de l'union. Elle sera sa voix et son messager. Par ailleurs, lorsqu'un conflit éclate et que la question se pose d'une intervention militaire, nous demandons que celle-ci soit votée par les États de l'union et que ce soit une force Européenne, coordonnée et composée d'éléments de tous les pays de l'union qui soit déployée. Non seulement la portée diplomatique en sera renforcée, mais cela évitera que des pays anciennement colonialistes comme la France soient tentés par d'anciens démons.

La justice française a récemment pris position contre le droit au Boycott contre les produits israéliens. Le motif en est qu'il n'est pas permis de contrarier les interêts d'un pays.

Nous ne partageons pas cette vision des choses. Lorsqu'un pays agit d'une façon qui ne lui paraît pas acceptable, nous considérons que le peuple de France a le droit d'appeler au Boycott. Cela s'applique d'ailleurs autant aux entreprises privées qu'aux États.

La vision nouvelle de la politique française implique de ne pas renoncer à nos valeurs. Nous faisons donc une distinction très nette entre un pays et ses habitants. Boycotter Israël n'est pas un acte antisémite, c'est une réaction pacifique à une violation manifeste de plusieurs résolutions de l'ONU et à l'occupation illégale d'un territoire étranger. Refuser une relation diplomatique chaleureuse avec l'Arabie saoudite n'est pas un acte anti-musulman, c'est une réaction pacifique à une politique contraire à nos valeurs.

Nous proposerons donc à la population d'inscrire le droit au Boycott dans la constitution.

Ils sont traqués, menacés, vivent le plus souvent cloîtrés en craignant à chaque instant pour leur sécurité. Pourtant, ils n'ont fait que dire la vérité.

Ils se nomment Julian Assange, Edward Snowden, Bradley Manning, Antoine Deltour, etc. Ils sont connus sous la terminologie de lanceurs d'alerte.

La patrie des droits de l'homme que nous disons être doit les accueillir pour ce qu'ils sont, des héros modernes. Elle doit leur donner asile et les protéger. La vérité est une vertu même si d'autres interêts en souffrent.

Le respect de la vie privée doit redevenir un principe fondamental de notre constitution. Les nouvelles technologies ont largement favorisé des dérives policières et judiciaires inaceptables. La justice doit prévaloir, mais les rôles ne doivent pas être inversés. La loi doit réaffirmer le droit de chacun au secret en dehors d'une procédure judiciaire ouverte et validée. La loi doit aussi prévoir de lourde sanctions envers les entreprises exerçant en France et qui livreraient ou vendraient sans autorisation des données personnelles et des informations à caractère privatif, personnel ou économique.

Enfin, la France lancera des procédures devant les tribunaux internationaux à l'encontre des pays qui seraient convaincus d'espionnage des communications sous toutes leurs formes et visant des ressortissants français.

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